Les réflexions gaullistes de la semaine du 27 janvier au 2 février 2020 par Christophe CHASTANET

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Vendredi 31 janvier 2020 : A minuit ce soir le Royaume-Uni aura quitté l’Union Européenne.Le chemin a été long et semé d’embûches depuis ce référendum de juin 2016 que les gaullistes avaient chaudement applaudi (lire communiqué UPF, 24/06/16).Les européistes auront bien tout tenté pour gripper le processus de l’article 50 – un véritable attrape-couillons qui oblige à négocier un accord de sortie pendant de longs mois avec Bruxelles, au prix de compromis inacceptables pour les représentants nationaux du pays quittant l’UE – mais ils n’y seront finalement pas parvenus.Le but des européens était de faire payer au prix fort ce divorce pour décourager les Britanniques et les détourner des Brexiters. Pari raté. Boris Johnson a été réélu triomphalement en décembre dernier et a réussi à mettre en œuvre le choix du peuple britannique.Bien sûr, les choses sérieuses ne font que commencer pour bâtir les futures relations, commerciales notamment. Mais en s’affranchissant des régulations de Bruxelles, le Royaume de Sa Majesté pourra négocier librement les accords commerciaux avec le monde. La liberté n’a pas de prix !Effectif ce soir, le Brexit sonne comme un douloureux symbole et un aveu de faiblesse. Il crée surtout un précédent avec lequel il faudra compter.En ce jour historique, l’Union Européenne, et tous ses nervis, feraient bien de s’interroger sur les impasses de sa construction actuelle, qui ignore les peuples et n’autorise aucun dessein commun autre que la supranationalité de ses institutions et son projet économique soumis à une orthodoxie budgétaire inadaptée à la situation réelle et aux besoins des différents pays.Car demain, ce n’est pas seulement le Royaume-Uni, de tout temps attiré par le grand large, qui mettra les voiles mais peut-être bien les pays fondateurs – dont la France – encouragés par cet appel d’air et lassés par le poids de la servitude volontaire.Et ce ne sera pas la même limonade pour les technocrates bruxellois…Nous concernant, ce n’est pas un risque mais un souhait car rien ne sera possible si l’on ne s’affranchit pas du cadre existant.
Mardi 28 janvier 2020 : Selon les chiffres publiés hier par Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi, en catégorie A, a diminué de 120.700 (-3,3 %) en 2019, ce qui constitue la plus forte baisse depuis douze ans.Bien sûr, nous n’allons pas renâcler face à cette annonce.Et si les économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) reconnaissent eux-mêmes « une part de mystère » dans cette baisse malgré une croissance atone, il vaut mieux cette tendance que l’inverse.Pour autant, ces chiffres en trompe-l’œil ne sauraient cacher la réalité du marché du travail en France.Fin 2009, il y avait un peu plus de 2,6 millions de chômeurs contre quelque 900.000 de plus aujourd’hui : nous n’avons toujours pas rattrapé le niveau d’avant la crise financière de 2008 et le chômage reste bien plus élevé qu’ailleurs en Europe.De plus, la réforme de l’assurance-chômage avec le durcissement au 1er novembre des conditions d’inscription a mécaniquement contribué à cette baisse, notamment chez les moins de 25 ans particulièrement touchés par cette mesure.Enfin, si la courbe du chômage était le seul baromètre de l’état de santé du pays, cela se saurait. Le contexte de crise sociale permanente dans lequel vit la France depuis deux ans prouve, sans conteste, que le mal-être est profond et que ce ne sont pas ces chiffres du chômage qui vont y mettre fin.Ce grand écart entre quelques indicateurs et la réalité du climat politique et social devrait donc conduire le gouvernement à faire preuve de plus de modestie avant de s’enorgueillir du succès de sa politique et conclure que la France va mieux.D’autant que nous sommes encore très loin de la promesse présidentielle d’atteindre les 7% de taux de chômage d’ici à 2022.La méfiance est la fille aînée de la prudence !
http://www.union-du-peuple-francais.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=323:les-reflexions-gaullistes-de-la-semaine-du-27-janvier-au-2-fevrier-2020-par-christophe-chastanet&catid=40:points-de-vue&Itemid=67

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